Vu / Portfolio : Amnésie à Beyrouth

Pedro GONCALVES

 

  • #1 Ancien siège de la Sécurité Sociale, Avenue el Khoury, Bachoura #1 Ancien siège de la Sécurité Sociale, Avenue el Khoury, Bachoura
  • #2 The Egg #2 The Egg
  • #3 The Egg #3 The Egg
  • #4 Damour, Sud de Beyrouth #4 Damour, Sud de Beyrouth
  • #5 Achrafieh #5 Achrafieh
  • #6 Achrafieh #6 Achrafieh
  • #7 Sin el fil #7 Sin el fil
  • #8 Sin el fil #8 Sin el fil
  • #9 Sin el fil #9 Sin el fil
  • #10 Beyrouth #10 Beyrouth
  • #11 Beyrouth #11 Beyrouth
  • #12 Sin el fil #12 Sin el fil
  • #13 Gemayzé #13 Gemayzé
  • #14 Sin el fil #14 Sin el fil
  • #15 Sin el fil #15 Sin el fil
  • #16 Le Cimetière de Bus, Mar Mikhael #16 Le Cimetière de Bus, Mar Mikhael
  • #17 Souk el Ahad #17 Souk el Ahad
  • #18 Forn el chebbak #18 Forn el chebbak
  • #19 Dream Park, Raouche #19 Dream Park, Raouche
  • #20 Dream Park, Raouche #20 Dream Park, Raouche

 

Amnésie à Beyrouth, une série de photos prises par Pedro Goncalves, architecte et photographe, en juillet 2008 dans le Grand Beyrouth, qui témoignent du tissu urbain traditionnel beyrouthin et de son héritage architectural.

Une allégorie fort significative de la folie destructrice évoquée dans l’article La « dubaïsation » de Beyrouth de Rawad Chaker est l’avenir du Dome City Center, ou ce que l’on appelle communément l’« Œuf » (photos #2 et #3). Construit entre 1965 et 1968 par l’architecte libanais J. P. Karam, il était à l’origine un cinéma. Situé au milieu du projet Solidere, il a ponctuellement accueilli des évènements artistiques (expositions, concerts…) jusqu’en 2010. Il fut vendu par la société foncière à l’Abu Dhabi Investment House, société d’investissement basée dans la ville du même nom. Elle projette aujourd’hui la destruction de ce qui reste le symbole d’un certain modernisme architectural libanais d’avant-guerre. Le tort du Dôme est malheureusement de faire partie d’un parc immobilier et d’un portefeuille financier d’acteurs étrangers cherchant davantage le profit, que la préservation du patrimoine national. L’Œuf soulève la véritable nostalgie de certains Beyrouthins et la nécessité de préserver une mémoire au milieu de l’invention du passé du Park Solidere. L’ancien cinéma ne figure aujourd’hui sur aucune liste officielle qui lui garantirait sa préservation. En réaction à la volonté des investisseurs émiratis de détruire l’« Œuf », une dynamique s’est créée au sein de groupes de personnes et d’associations soucieuses de voir disparaître un symbole architectural du courant moderniste d’avant-guerre. Mais derrière cette cause, il s’agit surtout d’une lutte pour la préservation au sens large de l’héritage culturel libanais, négligé depuis ces dernières décennies.

Pedro Goncalves

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