#2 / Guerres en villes et villes en guerre : crises urbaines et défis humanitaires face aux conflits armés

François Grünewald

L’article de François Grünewald au format PDF


L’actuel conflit en Syrie est entré dans sa troisième année et un certain nombre des villes syriennes ont été et sont encore des champs de bataille actifs. Cette situation nous rappelle que les villes sont les lieux du pouvoir politique et économique, et qu’elles deviennent pour cela facilement les cibles d’enjeux stratégiques pour la conquête du pouvoir. Si les guerres dans les villes résultent en général de crises politiques, les opérations militaires qui s’y déroulent laissent ces contextes urbains et leurs périphéries  dans des états terribles, créant des facto des situations de crise urbaine et humanitaire. Les images d’Homs, d’Alep ou de Damas nous ramènent vers celles de Dresde, de Stalingrad ou d’Hiroshima et plus proches de nous de Vukovar et de Sarajevo. Ces scénarii de crise dans la ville deviennent vite des scénarii de crise de la ville. Ces batailles dans les villes entraînent souvent, outre la destruction de l’infrastructure urbaine, l’écroulement du fonctionnement des systèmes urbains (mélanges complexes de relations politiques et socio-économiques et de flux de produits et de biens) et des mouvements massifs de populations entre les différents quartiers au sein de la ville, vers ses périphéries et éventuellement vers les pays voisins (Syrie, Pakistan). Une nouvelle crise de l’urbanité se profile alors, qui couve lors de la phase du conflit armé et qui éclate quand apparaissent les enjeux de la reconstruction. Qu’avons-nous appris de tout cela (Groupe URD. 2011) ?

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Box N°1 : Villes en guerre et guerres en villes : Retour sur l’histoire (Grunewald et Levron, 2004)

Plusieurs grandes phases de la relation « villes en guerre et guerres en villes » ont pu être identifiées.

LA GUERRE DES VILLES : « Passant, va dire à Sparte que je suis mort pour elle… ». De la Guerre de Troie à la prière du défenseur du Défilé des Thermopyles, les premiers siècles de l’histoire de l’Humanité en Europe nous parlent abondamment de confrontations entre cités, pôles de pouvoir et de richesse. Ainsi en alla-t-il de la Guerre des villes les unes contres autres…en tout cas en Europe et au Moyen Orient. Savoir ce qu’il en était sur les autres continents n’est pas simple. Si les cités angkoriennes d’Asie du Sud-est, les pyramides inca et maya et les monuments sur les bords du Nil comportent moult indications qui iraient dans le même sens, un gros travail de recherche reste encore à mener. L’archéologie urbaine en Afrique sub-saharienne, elle, en est encore à ses balbutiements et l’imagerie satellitaire, en nous révélant des tracées de cités inconnues, semble faire apparaître une nouvelle géographie de la ville en Afrique à un moment où l’Afrique découvre le poids de l’urbanisation.

LA GUERRE POUR LA VILLE : Toute la période allant des quelques siècles avant notre ère jusqu’au Moyen Age européen, avec ses citadelles fortifiées représente le deuxième paradigme de la guerre des villes. La ville fortifiée avait souvent un rôle de défense des populations rurales qui venaient s’y réfugier lorsque les armées adverses et bandes de pilleurs commençaient à ravager la campagne. S’en prendre à la fois aux richesses accumulées dans l’urbs et au pouvoir qu’elle représentait est devenu une raison suffisante pour attaquer, piller s’enrichir. Conquérir la ville, c’était prendre le pouvoir. L’histoire de l’Europe est tristement riche dans ce registre : hauts faits de guerre pour les vainqueurs, humiliation, ruines des cités brûlées et désolations pour les perdants.

LA GUERRE PAR LA VILLE : Mener la guerre à la ville pour gagner la guerre tout court, troisième paradigme de la relation « ville-conflit », s’est peu à peu aussi affirmé comme un mode de conduite des hostilités. On lui doit la victoire de César sur Vercingétorix, avec le célèbre siège d’Alésia. Prendre ou perdre Stalingrad, cette équation fut centrale à l’offensive allemande et à la résistance soviétique durant la deuxième guerre mondiale. C’est bien aussi dans cette équation que s’inscrivent les bombardements sur Londres par les Nazis, la destruction de Dresde par les Alliés et le largage des deux bombes atomiques sur Nakasaki et d’Hiroshima.

LA GUERRE CONTRE LA VILLE : Avec l’idéologie maoïste et ses divers dérivés, on vit apparaître le quatrième paradigme, celui de la guerre contre la ville. Lieux de toutes les dérives et de toutes les dépravations des sociétés humaines, espaces des échanges marchands pervers et des idéologies consuméristes, entités porteuses de toutes les atteintes à la pureté rurale originelle, les villes sont devenues, pour certains idéologues, des espaces à détruire, des dynamiques socioculturelles à éradiquer. On ne sait pas exactement combien de Chinois ou de Cambodgiens des villes ont été transformés de force en Chinois et Cambodgiens des champs et y ont laissé leur vie. Dans sa lutte contre le MPLA, l’UNITA de Joseph Savimbi a régulièrement utilisé la rhétorique de la population africaine rurale contre l’élite métisse des villes.

LA GUERRE DANS LA VILLE : La bataille de Stalingrad de 1943 est un des grands affrontements urbains modernes. Les nouvelles stratégies de guerre conventionnelle en ville y ont émergé : utilisation spécifique et massive de l’artillerie comme outil de guerre urbaine, de tireurs d’élite, etc. Toute une série de conflits des dernières années nous entraînent vers le cinquième paradigme, celui de la ville devenant simplement et presque par inadvertance un champ de bataille. Les plus importantes phases du conflit du Congo-Brazzaville ont eu lieu dans la ville de Brazzaville elle-même, laissant des quartiers à feu et à sang. Les batailles actuelles de Syrie procèdent de la même dynamique. Un autre phénomène amène de plus en plus fréquemment la guerre au cœur de la ville, c’est celui des déplacements de populations. Les déflagrations armées entraînent en effet d’importants exodes qui créent de très complexes situations de réfugiés et de personnes déplacées dans et aux périphéries des centres urbains. Des zones entières s’en trouvent durablement modifiées, tandis que nouvelles relations s’instaurent entre villes et campagnes.

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Les impacts humanitaires de la guerre en ville

Pour comprendre l’impact de la guerre sur les contextes urbains (crise sur la ville), les besoins humanitaires et reconstruction qui en découlent (crise de et dans la ville) et les options pour y répondre, il est important d’analyser les caractéristiques de la conduite des hostilités dans les contextes urbains. Ces caractéristiques ont évidemment fortement changé avec l’évolution de l’armement. Depuis le siège d’Alésia, où le blocus et la faim étaient les armes absolues pour gagner la ville ou de Constantinople, premier exemple de guerre bactériologique, de nombreuses évolutions ont eu lieu. Si les exemples extrêmes sont ceux de la bombe nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki, la guerre actuelle en Syrie nous présente les dernières avancées technologiques et tactiques du conflit armé en milieu construit. La guerre contemporaine en ville (Hopkins, 2010) est conduite selon des modalités très différentes selon qu’on est une force conventionnelle ou l’opposition armée.

Comme on l’a vu déjà lors du siège de Stalingrad, l’armée conventionnelle s’appuiera d’abord essentiellement sur l’artillerie et l’aviation. Face à un milieu construit, dense, mieux connu par des « résistances » mobiles, connaissant bien le terrain, c’est la solution la plus fréquemment retenue pour réellement gagner du terrain en minimisant les pertes humaines du côté de la Force. Viennent ensuite les techniques de « nettoyages », qui impliquent les Forces Spéciales et leurs tireurs d’élite, leur capacité à conduire des opérations rue par rue et maisons par maison.  Ces modalités d‘intervention, qui sont au cœur des nouvelles doctrines des armées moderne, sont des opérations évidemment terriblement dangereuses pour les populations civiles qui se trouvent souvent prises entre deux feux (Vautravers, 2010).

Grozny, ville martyr (Groupe URD, 2005)

Grozny, ville martyr (Groupe URD, 2005)

 

Comme on l’a vu en Tchétchénie, en Syrie ou en Somalie, la seule solution pour l’opposition armée est la guérilla urbaine, mélange d’embuscades, d’attentats, de pièges (mines, etc.) qui se déroulent au milieu des populations civiles qui servent souvent de « camouflage », voire de bouclier. Par exemple, la guerre actuelle en Syrie, qui se déroule dans des milieux très densément peuplés comprend bien ces deux types de solutions militaires: au milieu, les civils et le futur de la ville et de son urbanité. Les civils tentent de fuir, ou s’enterrent dans les caves et la recherche d’eau, de nourriture ou de soins est elle-même très dangereuse, comme l’ont prouvé ces bombardements de lignes d’attente devant des boulangeries à Holms et à Alep. Tous les témoins de la survie dans une ville en guerre rappellent l’âpreté de la survie, la difficile gestion des corps qui parsèment les rues, la peur au quotidien face aux bombardements, aux embuscades, aux opérations de nettoyage. Ceci a des répercussions potentiellement dramatiques pour les populations. Le choix est souvent simple: rester dans un contexte “à haut risque” ou fuir vers un futur incertain. La crise politique est alors devenue une crise dans la ville, puis de la ville elle-même. Apporter de l’aide humanitaire dans ces contextes est évidemment très dangereux (EGLAN Jan, HARMER Adele & STODDARD Abby, 2001). Les rares agences d’aide qui arrivent à travailler dans ces contextes le font au prix de risques très élevés, et doivent prendre des approches “agiles”, basées sur discrétion et mobilité. Durant le siège de Grozni, les rares humanitaires qui ont pu travailler dans la ville ont passé des nuits dans des caves tandis que les opérations militaires de ratissage continuaient « à la surface ». Il faut à tout prix ne pas devenir soit même une cible si on veut aider les populations. La crise dans la ville devient une crise de la survie. Car les conflits en milieux urbains ont des impacts graves sur la santé des populations. Le nombre important de blessés devant être évacués, soignés et recevoir du sang est très important et les structures de santé sont souvent coupées de tout (Mogadishu, Holms). Les équipes de brancardiers et de sauveteurs eux-mêmes sont pris pour cibles en dépit de la protection que leur accorde le Droit Humanitaire international.

Les besoins en matériels, produits et énergie de ces blocs chirurgicaux capables d’effectuer les gestes de la médecine de guerre sont importants. Rares sont les agences d’aide qui peuvent vraiment les soutenir.  Lors de la guerre à Mogadishu, seul le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a été réellement capable d’apporter de l’aide médicale aux populations de la ville et ceci grâce essentiellement à la mise en place d’un système d’approvisionnement des deux hôpitaux de la ville et l’existence d’équipes médicales somaliennes très dévouées. En Syrie, quelques équipes courageuses de Médecins du Monde ou de Médecins sans frontières ont pris des risques insensés pour assurer présence et approvisionnement pour quelques structures de santé.

De plus, ces grandes opérations militaires sur des milieux densément construits créent des contextes d’immeubles écroulés, de personnes bloquées sous les décombres. Il est souvent impossible dans ces situations de déployer de façon efficace des équipes de recherche-déblaiement qui pourraient sortir les blessés des ruines. Comme on a pu le voir au Liban, dans les villes de Palestine ou en Tchétchénie, snipers et risques de bombardement rendent la tâche très dangereuse.

Quand les contextes urbains sont si fortement au cœur de la conduite des hostilités, le Droit Humanitaire offre un certain nombre d’options. La plus fréquente est celle du cessez le feu négocié pour soit amener des secours aux populations, soit évacuer les enfants, femmes et blessés. Le CICR utilise cette approche en permanence, avec hélas des succès très variables. Une autre option est d’ouvrir les portes de façon massive aux populations civiles pour qu’elles partent avant le lancement des opérations militaires massives. Cette mesure avait été discutée à un moment au cours des sièges d’Alep et de Holms mais elle n’a pas été retenue par la résistance, car elle représentait une perte politique trop significative, car dans ces contextes, le contrôle du territoire est une donnée politico-militaire essentielle. Le coût pour les civils est hélas dans ces situations une variable de seconde importance. Au final, les besoins humanitaires sont très importants.

Difficile survie dans Mogadishu dévasté (Groupe URD, 2004)

Difficile survie dans Mogadishu dévasté (Groupe URD, 2004)

 

Les opérations militaires en milieu urbain ou les sièges cherchant à asphyxier des villes affectent très significativement les infrastructures urbaines: non seulement les bâtiments sont touchés, et  notamment les sites emblématiques des sièges du pouvoir (mairies, services de l’Etat, systèmes de télécommunication), mais aussi les réseaux de base : électricité, eau, égouts. Cette dégradation des réseaux de base qui font la ville a évidemment des conséquences dramatiques pour les populations : Comme on a pu le voir ans certains quartiers de Huambo ou d’Abidjan, plus d’électricité dans les immeubles, plus d’eau, des égouts qui débordent avec tous les risques de santé publique qui en découlent. Mais cette situation aura aussi des répercussions très importantes pour la suite, la période post-crise.

Les autorités municipales sont des acteurs fondamentaux de la vie et de la gestion de crise de la cité. Pendant les conflits, elles ont soit pris fait et cause pour l’une des parties (autorités municipales des villes du Darfour) ou pris des risques importants de garder une position de neutralité pour continuer de servir leurs concitoyens: C’est notamment le cas de plusieurs maires et responsables municipaux des villes du Nord Mali. Reconstruire des institutions urbaines légitimes, compétentes et responsables face à leurs administrés sera une tâche très importante.

UXO, pièges explosifs et réseaux en ruine : les défis de la reconstruction

Un jour la guerre s’arrête et tous les contextes démontrent une série de paramètres communs. Le premier est lié à l’intense contamination des champs de bataille urbains. Comme on l’a vu dans les quartiers détruits de Kabul ou dans la zone de combat dans Abidjan, les munitions non explosées qui abondent dans les immeubles écroulés, les pièges et mines installés pour rendre la progression de l’ennemi difficile deviennent autant d’obstacles pour les équipes de reconstruction. L’analyse des immeubles touchés doit permettre l’identification de ceux qui ont été affectés structurellement et pour lesquels le choix entre destruction ou consolidation se fera autant sur des bases économiques que techniques.

Kabul, vivre au milieu du risque (Groupe URD, 2002)

Kabul, vivre au milieu du risque (Groupe URD, 2002)

 

Cet effort de diagnostic demande que les zones aient été correctement décontaminées. De la même façon, le retour des populations dans leurs quartiers impose une veille importante sur ces types de risques et des efforts de recensement des zones à risques demandant l’intervention d’équipes de déminage.

Le deuxième élément clé de cette reconstruction est la capacité à comprendre la situation antérieure en termes de distribution d’énergie, d’eau et de gestion des eaux usées. La connaissance de la situation antérieure est essentielle : où étaient les canalisations, les câbles, les connections? Comment fonctionnaient les centrales, les vannes, les unités de traitement de l’eau ?

Quels étaient les régimes fonciers, les droits de propriété ou d’usage avant le conflit ? Comment gérer les droits des phases successives d’habitants ? (UN HABITAT. 2010). Une partie importante de cette information essentielle est souvent disponible en dehors du pays, notamment lorsque des compagnies internationales ont été impliquées dans les aménagements initiaux. Il importe alors de  la retrouver et rapidement et de la rendre disponible aux acteurs de la reconstruction. C’est le futur de la ville qui est lui-même en crise !!

CONCLUSION ET PROSPECTIVES

Pour les agences qui tentent d’apporter d’intervenir sur ces contextes urbains en crise et tentent d’apporter un support efficace aux populations, les défis sont immenses (Duijsen, 2010) : magnitude des besoins et dangerosité des contextes, complexité et fragilité (Grunewald, 2005) de la ville et de ces différents espaces-temps; politisation des forces de ces contextes et des enjeux géostratégiques qu’ils représentent dans le cadre de chaque crise. Les capacités d’innover, de prendre des risques, de revenir aux anciennes traditions de l’humanitaire des années 70 et d’aller discrètement, voire illégalement pour travailler en dépit de la diplomatie font la différence.

Seules des institutions « agiles » capables de s’exonérer des processus lents de planification et de recherche de fonds, peuvent réellement être opérationnelles dans ces contextes de crise urbaine aiguë. Il faut pouvoir faire face à un certain nombre de grands défis :

–       La ville est changeante au fils des jours, des saisons et des années. La ville en guerre l’est encore plus. La mobilité des populations face aux difficultés est à la fois un gage de leur survie et une grande difficulté pour les acteurs de l’aide. La destruction de la société urbaine pré-conflit conduit à des situations nouvelles, à la présence de nouveaux groupes et de nouvelles relations sociales et politiques. Il faut pouvoir très vite se saisir de ces évolutions pour rester pertinent (comme acteurs de l’aide).

–       L’insécurité liée au conflit mais aussi à l’absence de loi et d’ordre dans de nombreux contextes urbains désagrégés par des conflits est souvent très importante (Haroff-Tavel, 2010) et font partie de la symptomatique de ce type de crise. Les risques envers les personnels humanitaires augmentent alors significativement.

–       Ceci est d’autant plus sensible par exemple dès que la guerre prend place dans le contexte de l’islam djihadiste dans lesquels la présence importante de groupes antioccidentaux (Syrie, Yémen, Somalie) rend le travail humanitaire difficile. La qualité des réseaux et l’habileté à négocier sont alors autant des facteurs d’effectivité de l’aide qu’un élément de la sécurité des intervenants.

–       Lors de la phase de reconstruction (Boyer, 2010), le dialogue entre agences de l’aide et institutions de la ville, notamment avec les acteurs des mécanismes municipaux sera un facteur clé de la réussite ou de l’échec ultérieurs.

–       Enfin l’analyse de l’histoire de chaque contexte urbain, de son évolution spatiale au travers du temps, de son rôle dans la géopolitique et l’économie nationale permet de mieux comprendre enjeux et jeux d’acteurs. L’aide internationale oublie souvent cette étape essentielle du diagnostic urbain pour laquelle, des interrelations entre acteurs humanitaires, historiens et professionnels de l’urbain sont essentiels très tôt dans la crise.

L’analyse croisée de nombreuses situations de guerres en ville et des difficultés rencontrées par l’aide humanitaire et de reconstruction (ALNAP, 2012) face à ces situations de crise semble indiquer que ces contextes représentent un des plus grands défis des années à venir. La guerre froide, essentiellement rurale, avait fait disparaitre de l’écran radar le conflit comme forme aiguë de crise urbaine: la guerre à Mogadishu, à Benghazi et en Syrie les y a remis avec violence. Aux acteurs de mieux se préparer.

François Grünewald

 

Directeur général et scientifique du Groupe URD (Urgence-Réhabilitation-Développement). Conduit de nombreuses recherches et évaluations sur la thématique « la ville face aux crises ».

Bibliographie

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HAROFF TAVEL Marion, 2010, Violence and humanitarian action in urban areas. New challenges, new approaches, in “International review of the red cross, Volume 92 Number 878 June 2010, pp.329-350, http://www.icrc.org/eng/resources/international-review/review-878-urban-violence/index.jsp

HOPKINS Micheal John ; 2010, Regulating  the conduct of urban warfare: lessons from contemporary asymmetric armed conflicts; in Urban Violence, International review of the Red Cross, Vol 92; N°878, June 2010; pp 469-493

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